J' avais renoncé à "monter" à Bercy vu les tarifs pratiqués, mais je n' aurais raté pour rien au monde le passage de Leonard Cohen à Nîmes.
Et franchement, maintenant que je sais ( ! ), je m' en serais voulu toute ma vie d' avoir raté .. çà.
Je ne sais même pas quel superlatif utiliser pour te raconter.
Tout d' abord le cadre idéal : les arênes ( combles évidemment ), 30° à l' ombre et .. une place au 4° rang.
Photos interdites ( quelqu' un devant s' est apparemment fait confisquer le sien par la sécurité ), mais visiblement tolérées si on avait un "petit" appareil. Donc sorry pour la qualité !
Et puis il est arrivé, très mince, super élégant dans son petit costume gris et avec son chapeau.
Standing ovation, et déjà émotion.
Et puis il a .. attaqué : Dance me to the end of love
Toujours plein d' attention pour ses musiciens et ses choristes qu' il a présentés aussi bien en 1° partie, qu' en seconde et à la fin.
Retirant même chaque fois son chapeau pour les regarder jouer ou chanter comme dans The future ou les superbes Webb Sisters nous gratifient d' une roue aussi inattendue que réussie.
Puis il a enchaîné par quasi tous les standards qui ont fait sa réputation :
- Everybody knows
- In my secret life ( ma préférée pour les choeurs )
- Who by fire ( avec une formidable intro au luth de Javier Mas
- Suzanne ( bien sûr, avec une pensée pour Bashung, ce d' autant qu' avec la mineur et le chapeau plusieurs fois la ressemblance était frappante )
- I' m your man
- Take this waltz
- So long Marianne ( encore .. bien sûr ! ).
Parce qu' on a eu droit a quasiment la totalité de son oeuvre : pas faineant le monsieur malgré ses .. 15 lustres.
2 H 45 de spectacle jusque vers 23 H 15, et avec seulement 15 / 20 mn d' entracte.
Et puis donc est venue la seconde partie, toute aussi superbe, mais là la nuit était tombée et donc .. terminé les photos !
Juste la magie qui continue.
Avec reprise sur Tower of song jouée par lui-même sur un vieux synthé.
Puis avec, ce qui pour moi restera sans doute comme le sommet du concert : une formidable trilogie :
- The partisan
- Boogie street ( chanté par sa "vieille" complice choriste Sharon Robinson, à la voix sublime. Waouh .. )
- et Hallelujah.
Grand moment d' émotion.
Et puis arriva ( malheureusement ) la fin .. ou presque. Puisqu' il n' y eut pas moins de 3 rappels ( pas faineant je te dis ), effectués avec une gentillesse, une générosité vraiment très rares à ce niveau :
- un 1° avec If it be your will, pour mettre en valeur les Webb Sisters
- un second avec tous les musiciens de nouveau mis en valeur, les uns après les autres
Et plein de petites attentions à destination du public conquis et debout depuis le dernier morceau avant les rappels : "I tried to leave you", "Good night .. I hope you're satisfied .. my arms are open wide".
Avant de faire venir toute son équipe ( techniciens, régisseurs compris ) pour entonner tous groupés et se tenat par les épaules "Il y a longtemps que je t' aime, jamais je ne t' oublierai" en guise d' adieu.
Vraiment un grand, un très grand monsieur : classe, chaleureux, humble, respectueux de son public.
Et je ne parle bien sûr pas de son oeuvre.
Tu l' as compris : je suis sous le charme, depuis tous ses CD tournent en boucle, etc..
Rassure toi, je suis toujours vivant !
Mais c' est vrai que là je suis un peu .. en standby en ce moment.
Au bord de la piscine : souvent !
Ou au bord de la route : comme aujourd' hui : la preuve en quelques photos prises cet après-m à l' occasion du contre la montre par équipes à Montpellier.
Lance qui est un filou c' est bien connu, a réussi à se cacher tout au fond, en dernière position : on ne voit que sa roue jaune !
Donc consolons nous avec Contador, ici en 2° position : le futur vainqueur du Tour !
Je ne sais si tu as suivi le résultat des élections municipales à Perpignan de ce dimanche
, mais de mon point de vue elles illustrent superbement la situation politique actuelle en France.
Perpignan tu sais, c' est l' histoire de la "fraude à la chaussette". L' histoire d' un parent d' un élu je crois qui s' est fait piqué au soir des élections, avec un certain nombre de bulletins dans ses chaussettes.
Bref, la démocratie quoi !
Et donc les élections ayant été annulées, il y avait de nouvelles élections ce week-end.
Eh bien que crois-tu qu' il arriva ?
- Jean-Paul Alduy ( c' est le maire sortant UMP et sanctionné ) a totalisé 40,3 % des suffrages,
- Jacqueline Amiel-Donat (PS) 24,8 %
- et Jean Codognès (DVG) 14,2 %.
1° étonnement et .. 1° morale de l' histoire : prime à la chaussette et à la triche !
Etonnant non ?
Mais ce n' est pas tout, parce qu' il y a une 2° morale à cette histoire.
C' est que nos politiques de gauche qui viennent de prendre une "branlée" mémorable à l' occasion des européennes n' ont toujours rien compris.
Comme tu n' as pas suivi et que tu es loin, tu te dis .. mais pourquoi il nous dit çà ?
24.8 + 14.2 çà fait 39 %, et tout est encore jouable.
Eh bien non : parce qu' ils se maintienent tous les 2, au second tour ! Si si.
Et on continue les querelles perso, et on privilégie les égo, etc, etc ...
Tu t' étonnes après çà que plus personne ne croit à la politique. Qu' il y ait 60 % d' abstentionnistes aux européennes ?
Allez-y les "p'ti gars", continuez comme çà. Mais je vous préviens, ne vous étonnez pas si un jour çà se termine dans la rue ou au profit des extrêmes.
C' est lamentable.
A en pleurer.
De tout temps, nos présidents successifs ont porté haut la réputation de dragueur du français.
Chacun avait son style : du sournois au matois, en passant par le flamboyant, mais le plus fort, je pense que tu en conviendras après avoir vu cette vidéo, c' est vraiment .. "Chichi".
Du grand art : vous pouvez en prendre de la graine chers amis !
Et puis comme j' ai beaucoup de retard ( je viens de passer quelques jours à Prague dont je vous ferais le reportage dès que j' aurais le temps ), je rajoute à celle sur "Chichi" 2 vidéos assez gratinées aussi que j' ai découvertes à mon retour :
- celle de Stéphane Guillon à France Inter, enterrant le PS : superbe et malheureusement tout-à-fait de circonstance
http://www.rue89.com/2009/06/10/guillon-enterre-le-ps
- et puis une de Bigard qui devient franchement de moins en moins drôle, voire pathétique. Plus nul, tu meurs !
Aldo .. la classe.
Et Calimero .. la pleureuse.
Les 2 derniers jours qui viennent de s' écouler ont vraiment été riches d' enseignement pour ce qui concerne le débat politique : mondial et .. franco-français.
Et je commence donc par ..
Avec son superbe discours du Caire devant les dirigeants musulmans.
Comme l' a dit Jean Daniel, le directeur du Nouvel Obs : "quel bonheur d' avoir pu vivre jusqu' à 82 ans ( je crois ), et d' avoir pu entendre le discours que j' attendais depuis 50 ans !".
Parce qu' en effet, il y a tout ce qu' on pouvait attendre d' un dirigeant de ce niveau ( j' espère que "Deubeulyou" n' a pas la télé, et qu' on ne lui raconte pas ) :
- la proposition d' un nouveau départ aux musulmans, mais ..
- le combat contre l' extrémisme
- la situation du peuple palestinien est intolérable, mais ..
- "nier l' holocauste est une marque d' ignorance et de haine, colporter de misérables stéréotypes sur les juifs est une ignominie"
- la promotion de la démocratie.
Bref tout ce que pensent les "hommes de bonne volonté" qui croient en des valeurs universelles et à la paix.
Immense respect Mr Obama. Ne lâchez rien !
Et je suis sûr qu' aujourd' hui en Normandie, vous serez de nouveau à la même hauteur.
Et j' en viens donc à ..
Ou le "degré 0" de la politique.
Avec certes un débat fouillis, mal tenu par Arlette Chabot, mais où on a vraiment atteint des niveaux de médiocrité incroyables.
Oui Daniel Cohn-Bendit a écrit des "conneries" il y a 40 ans, dans la foulée des mouvements libertaires qui se sont multipliés au sortir de mai 68. Oui les prendre au 1° degré aujourd' hui met en exergue des monstruosités. Et DCB est le 1° à le reconnaître.
Oui Cohn-Bendit est un provocateur. Mais .. Caliméro, que je considérais jusqu' à maintenant comme quelqu' un de fréquentable ( comme DCB - c' est marrant aujourd' hui - je pensais qu' une alliance entre Ségo et lui aurait pu être une alternative à "Qui tu sais" ), a vraiment "pété les plombs" grave.
Affirmer pour la nième fois que les sondages sont truqués ( un leitmotiv chez lui ), accuser Cohn-Bendit de connivence avec le président.
Et puis surtout, ressortir des "horreurs" de 40 ans dans un débat sur les européennes, parce qu' il faut bien re-situer ce débat dans son contexte : le sujet c' était les élections européennes ?
Je suis d' accord avec Dany : c' est ignoble et pour le paraphraser ..
"Eh bien mon pote, je te le dis, jamais tu seras président de la république, parce que ..".
Et je crains fort que les résultats de dimanche le confirment : oui Calimero, tu seras 4°, et tu auras beaucoup de peine à remonter la pente !
C' était les européennes et pas 2 012 !
Et je pense qu' il y en a un paquet qui vont rigoler lundi.
Alors évidement mettre bout à bout ces 2 évènements, Aldo et Calimero, je concède que c' est .. de ma part, et que je ne serais sûrement jamais président non plus !
Quand tu es comme moi un inconditionnel d' Almodovar et de la belle Penelope, tu ne résistes évidemment pas longtemps à la sortie d' un nouveau film de ce couple magique.
Et donc je viens de voir
le film d' Almodovar qui a été quasi plébiscité par la critique à Cannes, mais qui n' a pas reçu la moindre récompense !
L' histoire ..
Dans l'obscurité, un homme écrit, vit et aime. Quatorze ans auparavant, il a eu un violent accident de voiture, dans lequel il n'a pas seulement perdu la vue mais où est morte Lena, la femme de sa vie.
Cet homme a deux noms : Harry Caine, pseudonyme ludique sous lequel il signe ses travaux littéraires, ses récits et scénarios ; et Mateo Blanco, qui est son nom de baptême, sous lequel il vit et signe les films qu'il dirige. Après l'accident, Mateo Blanco devient son pseudonyme, Harry Caine. Dans la mesure où il ne peut plus diriger de films, il préfère survivre avec l'idée que Mateo Blanco est mort avec Lena, la femme qu'il aimait, dans l'accident.
Désormais, Harry Caine vit grâce aux scénarios qu'il écrit et à l'aide de son ancienne et fidèle directrice de production, Judit García, et du fils de celle-ci, Diego. Depuis qu'il a décidé de vivre et de raconter des histoires, Harry est un aveugle très actif et attractif qui a développé tous ses autres sens pour jouir de la vie, sur fond d'ironie et dans une amnésie qu'il a volontairement choisie ou, plus exactement, qu'il s'est imposé. Il a effacé de sa biographie tout ce qui est arrivé quatorze ans auparavant. Il n'en parle plus, il ne pose plus de questions ; le monde a eu vite fait d'oublier Mateo Blanco et il est lui-même le premier à ne pas désirer le ressusciter...
Une histoire d'amour fou, dominée par la fatalité, la jalousie et la trahison. Une histoire dont l'image la plus éloquente est la photo de Mateo et Lena, déchirée en mille morceaux.
Comme d' habitude, formidables acteurs : Penelope Cruz bien sûr, celle qui "énerve" Pedro, même s' il ne "mange pas de ce pain là" !
dans le rôle de Lena.
Et puis 2 acteurs que personnellement je ne connaissais pas, mais qui sont vraiment très, très bons
dans le rôle de la fidèle Judit.
Et ..
dans les rôles successifs de Mateo Blanco et de Harry Caine, où il joue un non-voyant vraiment très convaincant.
Le film comme d' habitude est vraiment très agréable à regarder et suivre. On ne voit pas passer le temps.
Par moment c' est un thriller, à d' autres c' est un mélodrame : c' est de l' Almodovar !
Et donc, dans le contexte cannois où il est de bon ton de primer des films à thème, des films avec un message, il avait de mon point de vue peu de chances de figurer dans les palmes ou autres prix.
Almodovar n' a sans doute pas vraiment apprécié, lui qui a déjà raté cette palme plusieurs fois, mais je ne suis pas surpris.
Par contre, c' est un très beau film, peut-être légèrement moins bon que Volver quand même, et il faut vraiment aller le voir.
Ce qui est extraordinaire au printemps et dans un jardin, c' est qu' à 15 jours près on a toujours le même et en même temps tout est différent.
Le rosier cocktail cherche un 2° souffle.
Le bignone et le chèvrefeuille se préparent.
Le grenadier est en pleine floraison
La passiflore essaie de se frayer une place au milieu du bignone
Le jasmin enbaume l' entrée et .. la boîte à lettres !
Et le rare feijoa délivre ses fleurs aussi délicates que sa chair
Mais qui a inventé tout çà ?
Eh oui, parce qu' il y avait bien sûr eu au préalable .. Millenium, le livre et les fameux 3 tomes qui ont trusté les hit parades des ventes dès leur sortie, et même encore aujourd' hui.
Une triologie que personnellement j' ai dévoré, et qui faisait que je ne voulais pour rien au monde, manqué l' adaptation au cinéma.
Exercice "casse-gueule", tant le livre est réussi. Mais exercice globalement réussi, parce que si le réalisateur n' a pas l' air de posséder un grand génie, il a au moins réussi une chose : le personnage de la "fameuse" Lisbeth. Et comme on va surtout voir le film pour voir comment ils ont bien pu réussir à "fabriquer" une Lisbeth conforme et crédible, eh bien je n' ai pas été déçu.
Je ne sais pas si tu as lu le livre, voire même les 3. Alors, je te rappelle le synopsis du 1° tome qui fait l' objet du film :
Mikael Blomkvist est journaliste économique dans le magazine Millenium. Condamné pour diffamation, il décide de prendre de la distance avec sa vie et son métier. Mais Henrik Vanger, grande figure de l'industrie suédoise, fait appel à lui afin d'enquêter sur un meurtre non élucidé, celui d'Harriet Vanger, nièce du grand homme et disparue à l'âge de seize ans. Au cours de ses recherches, Blomkvist se rend compte que La famille Vanger semble cacher bien des haines et des secrets. Dans le cadre de son enquête, le journaliste est amené à rencontrer Lisbeth Salander. La jeune femme de vingt-quatre ans possède un don exceptionnel, celui de découvrir des informations introuvables. Tous deux vont être amenés à se croiser dans une enquête qui va révéler beaucoup plus que ce que chacun aurait pu imaginer...
Comme je te le disais en intro, le réalisateur filme sans originalité, mais il a réussi 2 choses :
1- à bien choisir l' histoire pouvant servir de "colonne vertébrale" au film, parce que le bouquin est très riche, il se passe beaucoup de choses dans l' environnement de Lisbeth, et il aurait facilement pu se perdre dans toutes ses aventures s' il avait voulu toutes les raconter et être exhaustif
2- il a dégotté une Lisbeth inconnue mais plus vraie que nature : Noomi Rapace ( rien que le nom déjà fait très fort ! )
presque aussi déjantée que Lisbeth
Le film c' est bien sûr un thriller, avec quelques scènes assez hard, mais si tu as lu le livre tu dois t' y attendre.
Il n' aurait pas décroché la "Palme d' Or" à Cannes, mais il est vraiment très plaisant à regarder. Et quand on a lu le livre, ce serait vraiment trop frustrant de ne pas voir ce qu' ils ont pu en faire en film.
Je ne sais pas si j' irais voir les suivants, parce que bien sûr j' imagine qu' on va exploiter le filon jusqu' au bout, mais là j' ai franchement passé un bon moment, et je n' ai pas vu passer les 2 H 1/2.
Et comme toi, je suis bien sûr accroc à Lisbeth !
En tout cas, fleur merveilleuse qui a inspiré tant de chanteurs, tant de peintres et .. tant de photographes amateurs !
Et nous avons la chance à Montpellier, d' avoir un domaine : le domaine de Méric, qui nous réserve chaque année à cette époque, un formidable spectacle que je vais essayer de te faire partager.
Une parcelle d' environ 200 m sur 200 m, semé de coquelicots, de bleuets et d' autres fleurs en harmonie de couleurs : du rouge bien sûr, du bleu et .. surprise : le coquelicot orange !
le fond de gradins donne l' impression que les arênes étaient vides et que Léonard chantait pour toi seul !... read more
on Leonardissime !